A Dax les Miura imposent le respect et le silence…

Le sauteur Kevin Ribeiro (Caritey)

Dax. Quatrième corrida de feria, arènes quasi combles, soleil et nuages température agréable, deux heures dix de course. Cinq toros de Miura et un Robert Margé en cinquième position, remplaçant un toro blessé à l’embarque ment. Pour les Miura lot de 580 à 630 kilos, redoutablement armés,tous, trois piques, à l’exception du quatrième, quatre châtiments. Piques prises avec violence et bravoure.

Octavio Chacon (vert et azabache), au premier, trois pinchazos, une demi-lame, quatre descabellos, avis, silence ; au quatrième, un pinchazo, une entière, un descabello, silence.

Sergio Serrano (rioja et or), au deuxième, deux pinchazos, une entière, silence ; au cinquième, une entière, silence.

Roman (vert et or), au troisième, deux pinchazos, une entière, un descabello, avis, silence ; au dernier, trois pinchazos, une demi-lame, deux descabellos, avis, silence.

A salué aux banderilles, Fernando Casanova au deuxième toro de Serrano.

Présidence, Arnaud Imate assisté de Mathieu Lacoume et Alexis Persillon.

4ème Miura (Caritey)

Une corrida pesante et lourde, six silences dont cinq avec des toros de Miura. La devise emblématique de Zahariche n’a rien perdu de son comportement terrifique. Certes au départ un lot prévu pour Pempelune qui avait été modifié pour le six Miura de Ferrera en Navarre. Des assassins, des descendants directs de ceux qui ont tué Manolete, surtout le quatrième, un certain « Torrijo » qui n’a jamais franchi la muleta d’Octavio Chacon et s’arrêtant juste avant jouait de la tête et zébrait l’air de ses immenses cornes à toucher les nuages. Torrijo, un véritable spadassin. La mort ou la passe semblait-il affirmer ainsi. Cinq Miura, haut, lourd et long comme les rêve l’aficionado. Mais n’attendez pas de passe. Les trois toreros se sont joué la vie en tentant d’arracher quelque figures ?

Pourtant Octavio Chacon qui n’est pas un débutant futobligé de rester prudent au premier et il laissa filer l’occasion de s’imposer et recula tout au long de sa faena.

Ce fut sensiblement la même histoire pour Sergio Serrano, obligé de voler des figures avec beaucoup de prudence… Même avec le Robert Margé qui complétait le lot il ne trouva pas la sérénité et fut souvent en perdition tout comme sa cuadrilla.

On croyait beaucoup en Roman qui en début parvint à s’imposer à gauche au point de lancer la musique. Mais le combat fut rude. Une faena de combat sans véritablement devenir le patron. Il termina avec un adversaire d’un rythme plus lent qu’il fallait séduire plusieurs fois avant de l’entraîner dans une passe.

6èm Miura (Caritey)

Ce fut une de ces corridas à l’ancienne, où il s’agissait de sauver sa peau. Le beau viendrait plus tard. Les Miura ont été à la hauteur de leur réputation d’élevage antique à l’opposé de la corrida moderne. Les aficionados n’ont que moyennement apprécié les six silences de la course. Ceux qui aiment les Miura dans la tradition du Tio Pepe ont été enchantés. Mais combien sont-ils aujourd’hui ces amateurs des courses. A Dax les héritiers de Zahariche l’ont hautement affirmé, Miura sera toujours Miura.

Jean-Michel Dussol

Illumbe, Leo Valadez impacte!

Plaza de toros de Illumbe (San Sebastián). Deuxième de la Semana Grande. 1/2 entrée.

Toros de Juan Pedro Domecq.

• CAYETANO, grande ovation et oreille;

• GINÉS MARÍN, oreille et vuelta al ruedo;

• LEO VALADEZ, oreille et oreille.

Roquefort, Lamothe et Diego Garcia en triomphe

Plaza de toros de Roquefort. Dimanche. Casi Lleno.

Photo Ch. Lamoulie

Novillos de La Quinta.  

Victor Hernández, silence et ovation

Photo Ch; Lamoulie

Yon Lamothe, silence et 2 oreilles

Photo Ch. Lamoulie

Diego García, oreille et oreille

T. Barroso et J F Mageste ganadero de La Espera en triomphe (Photo Romain Tastet)

Le matin:

Ganaderia d’Alma Serena (3ème et 4ème) et La Espera (1ère et 2ème)

Nabil «El Moro», saluts et silence

Tristán Barroso, deux oreilles et queue symboliques et saluts

Barroso a gracié le premier de son lot, un brave novillo de La Espera.Premier indulto de l’histoire de cette jeune ganaderia.

Resenas à suivre

Béziers: matinale brillante, soirée en demie-teinte

bez14ph
Sortie a hombros de Christian Parejo et Lalo de María le matin et l’après-midi, l’unique oreille est allée à Pablo Aguado, le plus en vue d’une tarde décevante, notamment à cause du bétail…Matinée. Environ un quart d’arène. Novillos respectivement de Yonnet, Durand, Margé, Pagès-Mailhan, Camino de Santiago et San Sebastian.Jorge Martínez : saluts et oreille.Christian Parejo : deux oreilles et saluts.Lalo de María : deux oreilles et silence.
jm15h

Jorge Martínez, déjà vu à son avantage sur nos terres, a confirmé son bon concept du toreo dans un contexte qui ne lui a pas été très favorable. Le protégé de Ruiz Manuel brinda sa première faena à Sébastien Castella, donnée à un premier adversaire manquant de chispa. Avec son second, il récolta une oreille au terme d’un labeur comprenant quelques bons passages, montrant une belle décision et concluant d’une entière tombée.
cp15h
Si Christian Parejo a remporté pour la deuxième fois consécutive le Tastevin d’Argent, il l’a dû essentiellement à son premier passage, avec un pupille de Roland Durand qui l’a quelque peu secoué, mais le Chiclanero a étalé une décision et un savoir-faire qui lui ont permis de s’en tirer positivement, d’autant plus qu’il en a terminé par un coup de canon. Avec son Camino, il brinda à son tour à Sébastien, mais trop rapidement l’animal se montra rajado, ce qui lui compliqua pas mal la tâche…
ldm15h
Lalo de María a accompagné Christian Parejo dans sa sortie a hombros grâce essentiellement à son trasteo devant son premier, de Margé, reçu par larga arrodillada avant capotazo élégant. Le protégé de José Antonio Campuzano composa quelques séquences méritoires avec la muleta avant de placer une entière d’effet immédiat. Il ne put ensuite récidiver avec le San Sebastian qui étala rapidement un déficit dans le domaine des forces, Lalo ayant toutefois affiché en définitive un potentiel à prendre en considération…Le Club Taurin Aficion a décerné le prix au meilleur novillo à l’exemplaire de la ganadería Margé.
margé14h
L’Union Taurin Biterroise a attribué le Tastevin d’Argent à Christian Parejo.ta15h

Tarde. Deux tiers d’arène environ. Toros de Luis Algarra nobles la plupart mais se montrant dans l’ensemble décevants par manque de jarrets et d’allant.El Juli : saluts et silence.Juan Ortega : silence aux deux.Pablo Aguado : oreille et silence.
elj15h
El Juli put composer avec son premier quelques mouvements soignés, sans que sa faena ne décolle totalement. Pinchazo puis entière en passant au large. Pétition minoritaire. Bon capoteo avec le cuarto, puis deux puyazos sans éclat et brindis à l’assistance d’un labeur qui ne put transmettre grand-chose sur les travées, malgré un effort, le bicho étant dépourvu de tout ce qui fait le sel d’un réel combat. Conclusion par… deux pinchazos !
jo15h
Juan Ortega n’a pas dansé avec les plus belles, ses deux opposants s’avérant faibles et manquant de dynamisme dans leurs charges. Ortega tenta bien de les animer, mais à part sur quelques éclairs, il ne put relever la sauce de plats pour le moins fades.
pa15h
Le plus en vue aura été finalement Pablo Aguado, d’abord avec un bicho préservé sous le fer, qui y alla de sa vuelta de campana entre les deux assauts, avant de se signaler à la muleta sur quelques échanges de bonne facture, le tout lui valant l’unique trophée de cette tarde après entière. Ce fut un peu pareil avec l’ultime qui se déballonna rapidement, Pablo faisant l’effort avec plus ou moins de bonheur de maintenir l’intérêt, mais quand la matière première n’est pas vraiment au rendez-vous, il est bien difficile de masquer les lacunes. Ferraille défaillante.
Paul Hermé

Dax, le rejoneo

Plaza de toros de Dax . Dimanche. Trois quart d’entrée. Cinquième de Feria. Corrida de rejones matinal.

Toros de Ángel Sánchez y Sánchez

• RUI FERNANDES, ovation et oreille;

• DIEGO VENTURA, oreille et ovation.

• LEONARDO HERNÁNDEZ, ovation et silence.

Saint Sébastien, retour décevant


Plaza de toros de Illumbe, San Sebastián. Première de la Semana Grande. Deux tiers.

Toros de Zalduendo et La Palmosilla (6º bis) .

• MORANTE DE LA PUEBLA, ovation et silence.

• ALEJANDRO TALAVANTE, ovation et silence.

 PABLO AGUADO, silence et silence.

Retour des toros à Saint Sébastien avec du monde sur les tendidos mais peu de succès en piste, le manque de race des toros y est pour beaucoup.

Béziers, López Simón en triomphe

als13ph

Sortie a hombros d’Alberto López Simón qui a coupé trois oreilles aux toros de Margé…3/5 d’arène environ, ciel voilé. En mode échappée belle, pluie au sortir de la course. Six toros de la ganadería Margé bien présentés, donnant un jeu divers, la plupart du temps intéressant.
rm13h
Antonio Ferrera : sifflets et oreille.Alberto López Simón : oreille puis deux oreilles.

Carlos Olsina : saluts puis oreille.
bb13k
A noter que l’écarteur landais Baptiste Bordes a exécuté un saut par-dessus le sixième toro dès son entrée en piste, s’attirant une forte ovation. af13h
Antonio Ferrera ouvrit les hostilités avec un toro qui mit les reins sur ses deux assauts au cheval, mais la suite a été progressivement moins vibrante, le Margé arrivant arrêté à la muleta et l’Extremeño ne souhaitant visiblement pas entrer dans la bagarre. Résultat, divorce avec torts réciproques, Antonio pliant les gaules sans autre forme de procès par bajonazo. Avec le cuarto, les choses allaient s’arranger pour un Ferrera plus entreprenant qui après un second tercio médiocre, brinda sa faena à Sébastien Castella. Profitant des bonnes charges de son opposant, il connecta avec les tendidos lors de bonnes tandas droitières, mais aussi plus tard sur l’autre aile, le tout se soldant par une oreille après demi-lame.
als13k
Alberto López Simón a été l’incontestable vainqueur de l’étape avec trois oreilles dans son escarcelle. Deux rencontres applaudies à son premier puis brindis à l’assistance d’un trasteo marqué par un début dynamique et décidé avant une suite variée au centre sur les deux rives, avec tout de même un penchant pour la droite, qui n’a pas manqué d’allure. Final encimista suivi d’une entière qui fit tomber un premier mouchoir du palco. La mise allait être doublée plus tard lorsque sortit un superbe quinto, castaño veleto, avec lequel il allait faire monter la température à la muleta, les gradins marquant leur satisfaction de voir évoluer le maestro de Barajas par cambios, enchainements ajustés, templés, pechos profonds, et j’en passe. Le bicho s’est vraiment employé dans ce qui a été le moment le plus important de cette course avant de rouler rapidement sur le sable suite à un estocodón qui libéra les deux esgourdes de la grande porte. co13k
Carlos Olsina venait en quelque sorte confirmer dans sa ville de prédilection son alternative prise en début de saison à Istres. La réception de son premier provoqua les applaudissements d’un conclave visiblement soucieux de le soutenir et après un tercio de piques agité sur le premier assaut, il brinda au médecin Georges Stoyanov un premier toro avec lequel il se lança dans une entame templée prometteuse pour la suite. Mais le bicho baissa ensuite de ton et Charles eut alors le mérite de s’efforcer à tirer ce qu’il pouvait de mieux sur la meilleure corne, la droite. Curieusement, un pinchazo déclencha une rapide passage ad patres.
Après la performance de Baptiste Bordes évoquée plus haut, et au passage deux bonnes paires de Morenito d’Arles, Carlos afficha ensuite toute sa décision dans une partie qui ne s’annonçait pas très facile. Mais il avait visiblement décidé de ne rien lâcher pour tenter de réussir le desquite, ce que l’on a un moment pensé possible, tant il y mettait d’entrega et d’aguante, la conclusion limitant en définitive l’ensemble à un trophée. Mais je pense objectivement que le protégé de Swan Soto a marqué des points ce samedi sur son terrain. Il y a des signes qui ne trompent pas…
Paul Hermé

Dax, Luque/ « Sardinero » duel inoubliable…

Dax. Troisième corrida de feria, arènes pratiquement combles, soleil et trombe d’eau à la fin. Deux heures trente cinq de spectacle. Six toros de La Quinta, tous typé Santa Coloma de 490 à 520 kilos chez l’éleveur, tous,deux piques prises avec bravoure et tous toréables malgré les difficultés.

Daniel Luque (blanc et or souligné de noir), Au premier, une entière, un descabello, avis, une oreille, au deuxième, une entière, salut ; au troisième, une entière silence ; au quatrième, une entière deux oreilles et vuelta au toro ; au cinquième, une entière, deux oreilles et la queue, vuelta au toro ; au dernier, toro gracié.

Président Franck Lanati assisté de Benoît Dassé et Mathieu Lassale.

Marco Leal et Blanco Utrera applaudis aux banderilles, sobresaliente Jérémie Banty et Miguel Angel Sanchez.

Cette rencontre entre un homme et six toros de La Quinta ce fut un peu tout, de l’héroïsme de la bravoure et une version taurine de « Chantons sous la pluie ». Alors que se terminait la lidia du quatrième et que l’on pensait que Daniel Luque avait tout dit, un abat d’eau entre orage et petit déluge noya en partie les arènes provoquant chant et danse de joie de la part des aficionados souffrant de la chaleur depuis deux jours. Vu l’état de la piste on était proche de suspendre, Luque voulait continuer comme s’il pressentait que quelques chose de grand allait se dérouler…

Et lorsque sortit Sardinero on se trouva face à un solide combattant. Luque lui servit une faena dominatrice mais débordante de temple et d’harmonie. En quelque minutes, sans besoin d’insistance le mouchoir jaillit du palco. Un indulto clôturait cette immense geste ou Luque avait triomphé de bout en bout.

Tout avait commencé par une belle faena, harmonieuse et lente avec « Pintura ». Déja un modèle, une véritable anthologie de la tauromachie. Puis on a eu l’impression que la rencontre sombrait dans une certaine monotonie. Il n’y avait guère de trouvaille, du beau mais du banal. Mais soudainement tout se réveilla avec « Farolito » quatrième toro de l’après-midi. D’abord un beau comportement face au cheval avec une longue charge. Suivait un peu de classicisme sur la gauche avec une muleta très basse. Puis s’enchaînèrent diverses séries. Le toro revenait sans cesse dans la muleta. Le deuxième souffle était trouvé.

Dès lors ce ne fut qu’une spirale ascendante… Tout d’abord au cinquième toro ou Daniel Luque « inventa » pratiquement son adversaire. Plus la faena avançait plus il le faisait charger, même si l’on pensait l’animal arrêté et vidé. En en tirant le maximum il lui offrit une vuelta. C’est alors qu’au cours de la vuelta qu’une sérieuse averse noya la piste. La suite ce fut le point d’orgue de cette course, où Luque s’est débarrassé de cinq de ses six ses adversaires en une seule estocade. Un lot de La Quinta parfait de présentation, de grande mobilité, bravoure avec un fond de noblesse que Luque sut parfaitement révéler.

Jean-Michel Dussol

https://feria.tv/video/4180/daniel-luque-anthologique/?fbclid=IwAR1SkOcR7CJ5O-aOOkPjSaD_k5ZY2C_Ly1opviDGKPJjxFcFu6pfZ4-5z5A

DAX: Tristan Barroso (une oreille) remporte le concours des novillada


Dax. Novillada sans picador, matinée ensoleillée et chaude. Cinq novillos de « La Espéra » bien présentés et mobiles. Tous toréables, certains présentant quelques difficultés.

Tristan Barroso (rouge et or), au premier, une entière, vuelta au quatrième (finale) une entière, un descabello, avis, une oreille.

Manuel Roman (blanc et or), au deuxième, une demi-lame, deux pinchazos et set descabellos, vuelta ; au cinquième (finale), un quart de lame, trois pinchazos, un descabello, avis, salut et ovation.

Cristiano Torres (rose et argent), au troisième, un pinchazo, trois quart de lame, et deux descabellos, vuelta.

Tristan Barroso a été déclaré vainqueur à l’unanimité du jury.

Les La Quinta dans les corrals de Roquefort

Ils seront combattus le 14 août ( et non pas le 15) à la Monumental des Pins par Victor Hernandez, Yon Lamothe et Diego Garcia.

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