MADRID  Dimanche 2 mai 2021. Premier spectacle taurin de l’année à LAS VENTAS, Festival taurin. Lleno de l’aforo autorisé: 6000 personnes.

Bétail de Carmen Lorenzo (1º et 2º tris), Garcigrande, Toros de Cortés, Fuente Ymbro, Vegahermosa et El Parralejo.

Sept toros de différentes ganaderias pour 6 Matadors et 1 novillero. Six figuras inscrites à ce festival taurin madrilène et 1 novillero. Comme le pâté d’alouette, un cheval une alouette ! Et un absent parmi d’autres.. où sont passés Ferrera, Emilio de Justo ? et Morante ? qui vient de se faire remarquer d’abord en déclarant que José Tomas ne sait pas toréer, ensuite ne refusant de participer à ce Festival. Les génies sont souvent excessifs…

Quelles que soient nos craintes,  nous nous réjouissons  de voir la tauromachie renaître sur le sable de Las Ventas. Nous voici donc à Madrid, dimanche deux mai pour assister à un cocktail intéressant de toros triés sur le volet, Fuente Ymbro, Victoriano del Rio, Juan Pedro Domecq, comme seuls savent les choisir et les accepter les vétérinaires exigeants  de la  plus importante arène du monde. 

Diego Ventura, deux oreilles et ovation au toro.

Enrique Ponce, silence après avis

El Juli, deux oreilles et ovation au toro de Carcigrande à l’arrastre

José María Manzanares, oreille

Miguel Ángel Perera, oreille et ovation au toro de Fuente Ymbro.

Paco Ureña, silence après avis

Le novillero Guillermo García, oreille après avis

18heures c’est Diego Ventura qui ouvre le bal. Son toro d’El Capea donne tout le jeu nécessaire pour faire briller un centaure plein d’enthousiasme .Débauche de quiebros réussis, pirouettes et un grand rejon de muerte. Tout est  …comment dire… impeccable , mais ça manque un peu de de classe, il y a là un peu du numéro de cirque.

Deux oreilles demandées et obtenues sans contestation aucune.

Enrique Ponce ne put toréer deux invalides de Juan Pedro Domecq, cela nous avlut d’admirer la science formidable de Florito qui fit sortir les invalides avec ses bœufs superbes. Le troisième, sobrero d’El Capea était un toro destiné au rejon, cornes réduites, à plat, et Ponce réussit quelques briciles après avoir fixe ce Mariposo.

On s’ennuya ferme ! Série à gauche , , pinchazo avis et bajonazo…. Ca commençait mal !

Image

El Juli hérita d’un Garcigrande de2017, à la robe blanche et noire dont il offrit la mort à un enfant malade  avec toreria lui disant : » David ce toro est pour toi, parce que tu es un torero de verdad ! » Juli torée au ralenti, très bas, élégant et d’une précision diabolique. Cette fois on ne reprocheras pas à Julian sa manière de porter l(estocade, là ce fut d’une rectitude parfaite  tout en haut.

Image

Manzanares reçut un très beau toro de Victoriano del Rio, vif et noble, sans réussir en début de faena à prendre le dessus sur l’animal, il se mit ainsi deux fois en danger .  Fort heureusement la classe du torero  prit le dessus et une entière légèrement tombée ne lui valut qu’un trophée.

Image

Miguel Angel Perera avait envie de démontrer qu’il sait tout faire , et il fit tout pour le prouver, depuis l’ouverture au capote jusqu’au final . Chicuelinas, derechazos imperieux  autorité en tout, on vit un Perera avec un toro sérieux et avec un trapio  impressionnant. Dans le calléjon Gallardo l’éleveur de Fuente Ymbro , souriait de bonheur devant le combat de Belicoso, animal de fin 2015 !

Paco Ureña avait son air  sévère  et si on n’vait pas l’œil scrutateur, on aurait pu passer à côté de sa faena Ce qui anime ce grand torero se résume en trois mots : classe tradition, profondeur. Il tua  au deuxième essai ‘une épée fulminante, .J’ai bien aimé son toro de VegaHermosa nommé Pugidor.

Image

Le novillero Guillermo Garcia  se comporta en novillero, osant tout, sauf les banderilles, deux largas de rodillas, se faisant prendre deux fois dont une aurait pu être  très grave. Son style m’a laissé de marbre, Avis, pinchazo et une entière tombèe :

Au  total on assista  à une sorte de célébration de la tauromachie et cela suffit à donner du bonheur à tout le monde.  Il est évident que les matadors avaient à cœur de rouvrir Las Ventas comme on ouvre son cœur à une passion. Dommage que les trois toros catastrophiques de J P Domecq et de Carmen Lorenzo aient fait tâche dans cette belle soirée. Une bonne présidence et un public aficionado, on n’avait pas la tête à la critique,

Jean François Neviere