Plaza de toros Palacio de Vistalegre (Madrid). Samedi. Troisième corrida de la Feria de San Isidro. Autour de 3.000 spectateurs.

6 Toros de Alcurrucén, le quatrième applaudi à l’arrastre. 

 

 EL JULI, ovation et ovation et saluts.

JOSÉ MARÍA MANZANARES, pétition et saluts et ovation.

PACO UREÑA, ovation après avis et silence.

Rien à dire sur la présentation conforme à une arène de seconde catégorie. Elle alla de menos à mas, les quatrièmes les plus sérieux. Les Acurrucen sortirent abantos, se livrèrent sous le cheval sans jamais rompre par la suite ce qui a compliqué la tâche des coletudos. ll y avait de la complication du danger en piste et Manzanres qui eut le plus mauvais lot en fit l’amère expérience. Pas de quoi emballer le public dont la présence reste modeste; c’est inquiétant. Il faut dire que le tendido de sol est à 75 euros et que toutes les corridas sont télévisées. Ceci expliquerait cela ? Ca n’est pas sur…

Maestria et décision du Juli qui venait très motivé et qui eut de bons moments lors de sa seconde faena de muleta après avoir soumis après un long moment un animal rétif. L’Alcurrucen accepta trois bonnes séries données immobiles de la droite d’abord puis de la gauche; le meilleur moment de cette tarde grise. Dans un mauvais jour à l’épée il ne put recueillir le fruit de cet effort. Julian qui a le sens des responsabilités veut garder son sceptre et le bilan de la soirée, bien qu’il ait mouillé la chemise, ne fait pas ses affaires.

Motivé aussi Manzanares qui subit une voltereta lors de son premier passage. Cette dure opposition qu’il ne put réellement conduire comme il l’aurait souhaité ne le déborda pas non plus. Il eut la présence nécessaire à la conduite de travaux souvent bâtis sur le défensive mais néanmoins dignes et respectables. Il avait sans doute besoin de se mesurer à une opposition aussi amère pour retrouver toutes ses sensations après une longue absence des ruedos. Il semble sur le bon chemin.

Paco Ureña, un ton en dessous des deux autres, anodin dans cette soirée ingrate pour les toreros qui eut son intérêt pour l’aficionado mais austère pour le grand public.

Pierre Vidal