Sortie triomphale, Photo B. Caritey


Plaza de toros de MONT DE MARSAN. Dimanche soir; cinquième de la Feria de la Madeleine. No Hay Billetes de l’aforo autorisé.

Toros de Pedraza de Yeltes, second et cinquième vuelta al ruedo.

LÓPEZ CHAVES, ovation et vuelta al ruedo.

ALBERTO LAMELAS, oreille et oreille.

GÓMEZ DEL PILAR, silence et silence.

Ovation aux piqueros Antonio Prieto (2éme) et David Prados (5ème).

Sortie du Mayoral de Pedraza et d’Alberto Lamelas en triomphe.

Cinquième toro vient de loin, Photo B. Caritey

Magnifique corrida de Pedraza très sérieuse de présentation, très défendue, lourde, astifina; la palme allant au cinquième, cinqueño. Mis à part le premier, l’ensemble se montra brave au cheval et noble et encasté par la suite, allant de menos à màs, avec une grande capacité à supporter des faenas longues; le dernier un poil soso. Un lot à encadrer qui fera date dans le sud-ouest. La domination de cette sauvagerie c’est ce qui fait la grandeur du toreo. La verdad et qui est la meilleure des justifications de la tauromachie.

Moment difficile pour Lopez Chaves (qué pundonor) Photo B. Caritey

Une nouvelle fois López Chaves nous a enchanté par la qualité de son magister: Cette expérience qui l’habite et qu’il transmet avec modestie. Comme à Vic-Fézensac il y a quelques jours, on vit la qualité exceptionnelle de son toreo à son second passage. De l’autorité, de l’engagement mais surtout beaucoup de douceur dans son dialogue avec son adversaire. Il prit une « palliza » qui aurait pu être dramatique mais se releva et conclut l’oeuvre entamée par une épée trop basse pour prétendre à une récompense. Il fit une vuelta triomphale, n’est-ce pas mieux ainsi?

Double puerta gayola de Lamelas. Photo B. Caritey

Avec Alberto Lamelas le Plumaçon tient son torero. Rarement -si ce n’est du temps de temps de Padilla- il n’y eut une telle osmose entre les tendidos montois et un matador. Il est vrai qu’Alberto, fait preuve d’un héroïsme, d’une entrega qui emporte les plus réticents et immerge les autres dans enthousiasme de bon aloi. Il alla les deux fois à puerta gayola et à son second passage fit preuve sur la gauche d’une esthétique qu’on ne lui (re)connaissait pas jusque là. Par sa dignité, son désir de plaire et de tout donner il fait fondre la réserve que l’on peut avoir sur ses approximations. Il a franchi ici une étape essentielle.

Elégance froide de Gomez Escorial Photo B. Caritey

Plus terne Gomez del Pilar précédé d’une réputation de guerrier, on l’a vu dans un registre plus serien. Il échoua au descablello à son premier passage. Il sut tirer le maximum du dernier par la suite mais le toro transmettait peu et cela venait après le gros succès de Lamelas: la messe était dite.

Ainsi s’achève une féria de très bonne note, suivie avec enthousiasme et attention par un public nombreux, encourageante pour l’avenir de toute l’aficion: son succès public et sa qualité devrait balayer les doutes. C’est la bonne voie.

PV