Dimanche 14 aoüt    Monumental des Pins   Roquefort. Température idéale  demie-entrée

Photo Ch. Lamoulie

6 novillos de La Quinta  bien présentés

Victor Hernández, silence et ovation

Photo Ch; Lamoulie

Yon Lamothe, silence et 2 oreilles

Photo Ch. Lamoulie

Diego García, oreille et oreille.

Salut de Mathieu Guillon et Manolo de los Reyes au second novillo, des banderilleros de Diego Garcia au troisième.

La caste des La Quinta a encore permis au public roquefortois de passer une excellente après-midi dans la Monumental des Pins. En deux parties distinctes.  La première avec trois novillos difficiles : gardant la tête haute et manquant de fixité les deux premiers, de charge forte et encastée le suivant. La deuxième avec trois novillos qui permettaient beaucoup : très noble mais faiblissant après les piques le quatrième, pastueño à souhait le cinquième et inépuisable sur les leurres le dernier. Au premier tiers en revanche leur comportement fut plus sujet à caution. Ils prirent bien la première pique quoique ne poussant en général que sur une corne mais n’insistèrent pas ensuite sous le châtiment (13 piques au total), le meilleur dans ce domaine s’avérant le sixième.

Victor Hernandez donna à son premier une faena exclusivement gauchère, sans effet sur le cornu, suivie d’une mise à mort en plusieurs temps (un avis). Torero classique mais froid, il parvint, après un début à droite, à donner au cinquième quelques douces naturelles. Salut après une demi-estocade basse.

Yon Lamothe fut mis en difficulté par le second à la tête haute et chercheuse. Une mise à mort longue et laborieuse lui valut d’écouter deux avis. Il se racheta au cinquième, de charge idéale sur les deux cornes, avec une faena complète, d’un temple remarquable, parsemée d’exquis changements de main. On regrettera qu’un bajonazo – qui passa inaperçu de beaucoup car la mort du toro fut instantanée – ait mis fin à cette belle faena.

Diego Garcia ne douta pas face aux charges brusques du troisième et sa vaillance emporta l’adhésion des étagères. De belles naturelles finales marquèrent sa domination. Oreille après un pinchazo et une entière basse. Face à l’excellent sixième qui renouvelait ses charges à l’infini, le Castillan, après un quite par chicuelinas basses et larga, fit front à nouveau, avec un toreo un peu sec mais qui contint la fougue de l’animal et porta sur le public. Deux pinchazos, une entière en place, mort encastée du novillo bouche fermée. Une oreille.

  

T. Barroso et J F Mageste ganadero de La Espera en triomphe (Photo Romain Tastet)

Le matin:

En matinée, sous un ciel gris et pluvieux, la novillada non piquée a connu un étrange moment. A la demande de Jean François Majesté, ganadero de La Espera, le second novillo a été gracié sans qu’il ait montré de qualités extraordinaires (il a même passé une grande partie de sa vie publique à meugler bruyamment). Il serait le dernier représentant d’une lignée de confiance au sein de l’élevage. Les deux novillos d’Alma Serena furent intéressants par leur caste. On applaudit le Pamplonais Nabil ‘’El Moro’’ pour son application mais son toreo manque cruellement de personnalité. Tristan Barroso, toujours désireux de bien faire, alterna les moments de bon toreo et les approximations, muleta souvent tutoyée.

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