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Dax, le rejoneo

Plaza de toros de Dax . Dimanche. Trois quart d’entrée. Cinquième de Feria. Corrida de rejones matinal.

Toros de Ángel Sánchez y Sánchez

• RUI FERNANDES, ovation et oreille;

• DIEGO VENTURA, oreille et ovation.

• LEONARDO HERNÁNDEZ, ovation et silence.

Saint Sébastien, retour décevant


Plaza de toros de Illumbe, San Sebastián. Première de la Semana Grande. Deux tiers.

Toros de Zalduendo et La Palmosilla (6º bis) .

• MORANTE DE LA PUEBLA, ovation et silence.

• ALEJANDRO TALAVANTE, ovation et silence.

 PABLO AGUADO, silence et silence.

Retour des toros à Saint Sébastien avec du monde sur les tendidos mais peu de succès en piste, le manque de race des toros y est pour beaucoup.

Béziers, López Simón en triomphe

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Sortie a hombros d’Alberto López Simón qui a coupé trois oreilles aux toros de Margé…3/5 d’arène environ, ciel voilé. En mode échappée belle, pluie au sortir de la course. Six toros de la ganadería Margé bien présentés, donnant un jeu divers, la plupart du temps intéressant.
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Antonio Ferrera : sifflets et oreille.Alberto López Simón : oreille puis deux oreilles.

Carlos Olsina : saluts puis oreille.
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A noter que l’écarteur landais Baptiste Bordes a exécuté un saut par-dessus le sixième toro dès son entrée en piste, s’attirant une forte ovation. af13h
Antonio Ferrera ouvrit les hostilités avec un toro qui mit les reins sur ses deux assauts au cheval, mais la suite a été progressivement moins vibrante, le Margé arrivant arrêté à la muleta et l’Extremeño ne souhaitant visiblement pas entrer dans la bagarre. Résultat, divorce avec torts réciproques, Antonio pliant les gaules sans autre forme de procès par bajonazo. Avec le cuarto, les choses allaient s’arranger pour un Ferrera plus entreprenant qui après un second tercio médiocre, brinda sa faena à Sébastien Castella. Profitant des bonnes charges de son opposant, il connecta avec les tendidos lors de bonnes tandas droitières, mais aussi plus tard sur l’autre aile, le tout se soldant par une oreille après demi-lame.
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Alberto López Simón a été l’incontestable vainqueur de l’étape avec trois oreilles dans son escarcelle. Deux rencontres applaudies à son premier puis brindis à l’assistance d’un trasteo marqué par un début dynamique et décidé avant une suite variée au centre sur les deux rives, avec tout de même un penchant pour la droite, qui n’a pas manqué d’allure. Final encimista suivi d’une entière qui fit tomber un premier mouchoir du palco. La mise allait être doublée plus tard lorsque sortit un superbe quinto, castaño veleto, avec lequel il allait faire monter la température à la muleta, les gradins marquant leur satisfaction de voir évoluer le maestro de Barajas par cambios, enchainements ajustés, templés, pechos profonds, et j’en passe. Le bicho s’est vraiment employé dans ce qui a été le moment le plus important de cette course avant de rouler rapidement sur le sable suite à un estocodón qui libéra les deux esgourdes de la grande porte. co13k
Carlos Olsina venait en quelque sorte confirmer dans sa ville de prédilection son alternative prise en début de saison à Istres. La réception de son premier provoqua les applaudissements d’un conclave visiblement soucieux de le soutenir et après un tercio de piques agité sur le premier assaut, il brinda au médecin Georges Stoyanov un premier toro avec lequel il se lança dans une entame templée prometteuse pour la suite. Mais le bicho baissa ensuite de ton et Charles eut alors le mérite de s’efforcer à tirer ce qu’il pouvait de mieux sur la meilleure corne, la droite. Curieusement, un pinchazo déclencha une rapide passage ad patres.
Après la performance de Baptiste Bordes évoquée plus haut, et au passage deux bonnes paires de Morenito d’Arles, Carlos afficha ensuite toute sa décision dans une partie qui ne s’annonçait pas très facile. Mais il avait visiblement décidé de ne rien lâcher pour tenter de réussir le desquite, ce que l’on a un moment pensé possible, tant il y mettait d’entrega et d’aguante, la conclusion limitant en définitive l’ensemble à un trophée. Mais je pense objectivement que le protégé de Swan Soto a marqué des points ce samedi sur son terrain. Il y a des signes qui ne trompent pas…
Paul Hermé

Dax, Luque/ « Sardinero » duel inoubliable…

Dax. Troisième corrida de feria, arènes pratiquement combles, soleil et trombe d’eau à la fin. Deux heures trente cinq de spectacle. Six toros de La Quinta, tous typé Santa Coloma de 490 à 520 kilos chez l’éleveur, tous,deux piques prises avec bravoure et tous toréables malgré les difficultés.

Daniel Luque (blanc et or souligné de noir), Au premier, une entière, un descabello, avis, une oreille, au deuxième, une entière, salut ; au troisième, une entière silence ; au quatrième, une entière deux oreilles et vuelta au toro ; au cinquième, une entière, deux oreilles et la queue, vuelta au toro ; au dernier, toro gracié.

Président Franck Lanati assisté de Benoît Dassé et Mathieu Lassale.

Marco Leal et Blanco Utrera applaudis aux banderilles, sobresaliente Jérémie Banty et Miguel Angel Sanchez.

Cette rencontre entre un homme et six toros de La Quinta ce fut un peu tout, de l’héroïsme de la bravoure et une version taurine de « Chantons sous la pluie ». Alors que se terminait la lidia du quatrième et que l’on pensait que Daniel Luque avait tout dit, un abat d’eau entre orage et petit déluge noya en partie les arènes provoquant chant et danse de joie de la part des aficionados souffrant de la chaleur depuis deux jours. Vu l’état de la piste on était proche de suspendre, Luque voulait continuer comme s’il pressentait que quelques chose de grand allait se dérouler…

Et lorsque sortit Sardinero on se trouva face à un solide combattant. Luque lui servit une faena dominatrice mais débordante de temple et d’harmonie. En quelque minutes, sans besoin d’insistance le mouchoir jaillit du palco. Un indulto clôturait cette immense geste ou Luque avait triomphé de bout en bout.

Tout avait commencé par une belle faena, harmonieuse et lente avec « Pintura ». Déja un modèle, une véritable anthologie de la tauromachie. Puis on a eu l’impression que la rencontre sombrait dans une certaine monotonie. Il n’y avait guère de trouvaille, du beau mais du banal. Mais soudainement tout se réveilla avec « Farolito » quatrième toro de l’après-midi. D’abord un beau comportement face au cheval avec une longue charge. Suivait un peu de classicisme sur la gauche avec une muleta très basse. Puis s’enchaînèrent diverses séries. Le toro revenait sans cesse dans la muleta. Le deuxième souffle était trouvé.

Dès lors ce ne fut qu’une spirale ascendante… Tout d’abord au cinquième toro ou Daniel Luque « inventa » pratiquement son adversaire. Plus la faena avançait plus il le faisait charger, même si l’on pensait l’animal arrêté et vidé. En en tirant le maximum il lui offrit une vuelta. C’est alors qu’au cours de la vuelta qu’une sérieuse averse noya la piste. La suite ce fut le point d’orgue de cette course, où Luque s’est débarrassé de cinq de ses six ses adversaires en une seule estocade. Un lot de La Quinta parfait de présentation, de grande mobilité, bravoure avec un fond de noblesse que Luque sut parfaitement révéler.

Jean-Michel Dussol

https://feria.tv/video/4180/daniel-luque-anthologique/?fbclid=IwAR1SkOcR7CJ5O-aOOkPjSaD_k5ZY2C_Ly1opviDGKPJjxFcFu6pfZ4-5z5A

Aux Saintes: Sortie a hombros de Clemente, Rafi et Victorino Martín…

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Arènes quasiment pleines, soleil, température estivale de bord de mer. Six toros de Victorino Martín formant un lot sérieux, en 3 et 3 pour le tamaño, inégaux de forces, donnant un jeu divers, meilleur le sixième, Estudioso, qui a eu les honneurs de la vuelta.

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En deçà les 3 et 5. A noter encore que plusieurs d’entre eux se sont rapidement épointés les extrémités de leurs défenses.

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Marseillaise à l’issue du paseo suivie d’un hommage en piste à l’éleveur Victorino Martín avec au micro le rappel de ce qui a fait la réputation, voire la légende, de cette ganadería… 

Clemente : oreille et oreille.

Adrien Salenc : oreille et saluts.

El Rafi : silence et deux oreilles. 

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Clemente a ouvert le bal avec un balèze qui s’évertua à lui compliquer la vie par manque de charge franche. Il alla deux fois au cheval, la seconde pour la forme, et à la muleta, Clemente fit l’effort de tirer quelques séquences méritoires, montrant de surcroît aguante et ganas. Pinchazo puis entière et descabello. Réception du cuarto par excellent capoteo, deux rencontres avant brindis à Diego Ventura. Ensuite, Clément se lança dans un trasteo décidé au cours duquel il étala sa détermination et son savoir-faire dans plusieurs passages réalisés en y mettant les formes. Entière au second envoi libérant l’oreille de la grande porte.

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Adrien Salenc eut en partage un premier toro qui rapidement passa dans le callejón avant plusieurs autres tentatives infructueuses. Rien de bien notable au cheval en deux assauts puis faena dynamique, Adrien proposant un affrontement enlevé sur les deux ailes rematé par entière puis un coup de verdugo. Il eut plus tard l’infortune de tomber sur un quinto qui ne confirma guère l’adage, reçu par capoteo varié avant batacazo. Brindis à Victorino d’une faena au cours de laquelle il fit de son mieux face à un adversaire qui jouait du chef et ne lui rendait pas la partie facile. Tout au long de son labeur, sans pouvoir triompher, le Nîmois y mit de la couenne et s’attira la sympathie du conclave. Conclusion par entière à la seconde tentative.

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El Rafi démarra avec un client qui alla deux fois au cheval en mettant les reins sur la première rencontre, avant un salut de Morenito d’Arles au second tercio. Brindis à l’auditoire d’une première faena donnée à un toro qui réservait ses charges et qui ne transmettait guère. Il frôla l’accrochage puis en finit sans pouvoir réellement s’imposer. Demie la seconde fois. Puis avec celui qui fermait le ban, un « studieux » dépassant les 600 kg sur la romaine qui avait dû bien enregistrer les bonnes manières apprises à la Faculté de Las Tiesas, la machine s’emballa, notamment sur un tercio de piques très applaudi à charge de Gabin, ovationné en deux rencontres en s’arranquant de loin. Musique !

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Rafi alla à son tour brinder à Victorino une faena qui prit d’emblée de la hauteur, utilisant la bonne charge de l’animal pour réaliser des mouvements relâchés et ajustés sur les deux rives au son d’Opera Flamenca. Moral retrouvé, après la vuelta d’Estusioso, Rafi allait récolter les deux oreilles d’une grande porte franchie dans une « happy end » avec Clemente et le ganadero. Dans l’alegría et à la grande satisfaction bien visible de l’assistance…

Paul Hermé

Voir le résumé vidéo : 

https://www.facebook.com/watch?v=1078663909702000

SOUSTONS :  GRANDE NOVILLADA CONCOURS DE TOREROS, « Trophée de France ».

Trophée gagné ex aequo par SOLALITO, 1 et 2 oreilles et Cristian PAREJO, 1 et 2 oreilles.

SOLALITO : 1 épée et 1 descabello, 1 oreille, puis en finale 1 épée concluante, 2 oreilles.

TRISTAN : 3 épées, salut.

ALVARO BURDIEL : ½ épée et 1 descabello, silence.

CRISTIAN PAREJO : 3 épées, 1 oreille puis en finale 1 épée, 2 oreilles.

Sortie par la grande porte de SOLALITO ET PAREJO, déclarés à juste titre ex aequo par le jury composé par les présidents des clubs taurins de la ville.

Saluons d’abord la volonté des organisateurs pour organiser un spectacle plaisant pour tous, public et aficionados. Volonté récompensée par une belle entrée.

Après un ténor chantant en direct le fameux air de Carmen « Toréador » il y eut un paseo comme nous ne l’avions jamais vu, les cuadrillas défilant, toujours au son de Carmen, joué cette fois par l’harmonie municipale, entre une haie d’honneur composée de danseuses flamencas de tous âges. Le plus beau paseo que nous n’ayons jamais vu.

Saluons également le choix des novillos car l’ambition de créer une vraie compétition entre les quatre novilleros ne pouvait fonctionner que si les chances étaient égales, ce qui fut le cas pour la première partie de « sélection » avec 4 novillos de BLOHORN de présentation et de jeu irréprochables, tous bien dans le style Jandilla, prenant chacun deux piques puis âpres, se retournant comme des chats, mais se laissant toréer pour peu que l’on se croise devant eux et que l’on allonge les passes, ce que les toreros réussirent à faire avec plus ou moins de réussite.

Les 2 novillos de la finale, de Camino de Santiago, d’origine Domecq, très bien présentés également mais ne prenant qu’une petite pique, qui permirent à leur tour à Solalito et à Parejo, sélectionnés par le jury pour cette finale, de donner l’essentiel de leur répertoire sans trop de danger : des passes de cape joyeuses, trois « al alimon », des banderilles de Solalito extra faisant se lever le public, puis des passes  droitières, gauchères, agenouillées, de face, de dos, inversées, liées, ….tout ce que l’on apprend dans les écoles taurines fut donné avec joie et bonheur .

Vuelta au premier Camino et Vuelta finale de Jean Louis Darré, le propriétaire, en compagnie des deux triomphateurs de l’après-midi.

Saluons enfin les deux autres novilleros non qualifiés pour la finale, TRISTAN pour sa combativité face au toro le plus compliqué de l’après-midi et Alvaro BURDIEL pour la qualité de ses trois naturelles données en se croisant qui auraient fait rugir de plaisir le public de Madrid, incontestablement les trois meilleures passes de l’après-midi pour les puristes.

Saluons enfin ma voisine de gauche qui voyait en SOLALITO de Nîmes une sorte de réincarnation de NIMENO, même costume bleu, même coupe de cheveux et même façon de banderiller puis de toréer, et saluons mon voisin de droite, ancien torero, qui voyait en PAREJO, de Chiclana, un futur grand d’Espagne.

Et merci SOUSTONS pour cette très belle novillada de toros et de toreros.

EXIR

Photos Jésus Hernandez

Alicante, José Tomas puerta grande et dure voltereta

Voltereta impressionnante du torero de Glapagar au 3ème toro

plaza de toros de Alicante. Dimanche.Corrida exceptionnelle. Lleno de no hay billetes. 

Toros dans cet ordre de Juan Pedro Domecq, Garcigrande, Victoriano del Río, et Domingo Hernández.

JOSÉ TOMÁS, en solitaire, ovation; deux oreilles; oreille et ovation après avis.

Salut aux banderilles de Rafael Viotti a troisième et de  Miguel Martín au quatrième.

Forte pétition après une estocade trasera et d’effet long au premier Domecq, noble. Le président n’accorde pas l’oreille. Bonne faena et à la cape un quite par tafallera. Faena menée essentiellement de la gauche face au Garcigrande, séries profondes et ajustées, estocade tendida mais concluante. Deux oreilles. Manso le toro de Victoriano bien lidié par Sergio Aguilar. Entrega totale de José Tomas face à ce toro incertain qui le prit durement  à la troisième série. Voltereta impressionnante mais sans conséquence. Une estocade contraire : une oreille. Le quatrième rompit au capote, mais baissa rapidement. Estocade contraire après deux pinchazos : ovation.

Grosse ambiance. Hôtels pleins. Revente brûlante. Cordon de police pour éloigner journalistes et aficionados trop curieux. Ce fut l’événement annoncé!

Les samedis de mansos du Puerto

Plaza de toros de El Puerto de Santa María (Cádiz). 5ème de la temporada.

Lleno de no hay billetes.

Toros de Núñez del Cuvillo.

MORANTE DE LA PUEBLA, ovation et silence;

DANIEL LUQUE, silence et deux oreilles.

ROCA REY, ovation et ovation.

 Après la mansada de Garcigrande samedi dernier, nous avons eu ce soir la mansada de Nunez del Cuvillo ce samedi soir.
Six exemplaires assez bien présenté (500 à550 kg) assez correctement armés, nés de décembre 206 à janvier 2018, on avait un peu l’impression d’avoir raclé les fonds de tiroirs. Au mental, ce furent en effet de véritables raclures plus mansos les uns que les autres Pour exemple on a bien cru que le second aller suivre les chevaux des picadors jusqu’au patio de caballos comme un gentil petit toutou avant d’être arrêté par un capote… difficile après cela de faire un compte rendu toros à toros seule la deuxième faéna de Daniel LUQUE au cinquième mérite d’être relevée.


 MORANTE silance apres avoir essayé sans que le toro veuille et silence après deux tentatives de passes trois minutes de faena.

Daniel Luque silence et faena de trois minutes au toutou collé aux planches cité plus haut et deux oreilles méritée après une fena très poderosa longue séries en redondo muleta au sable le manso littéralement hypnotisé concluant d’une série de luquesinas du plu bel effet on peut dire qu’il a inventé ce toro qui aurait été inexistant sans lui. A noter que ce toro fut primé d’une honteuse vuelta al ruedo; j’en reparlerai.

Roca Rey salut au tiers après une bonne faena mal conclue aux aciers et silence sans faena au dernier.

Rien de passionant donc ce soir à noter que la Real Plaza était pleine comme un oeuf pour partie de morantistes trés déçus.

Un souci cependant la présidence de cette place importante. Suite à la cessation d’activité de l’ancien président une nouvelle présidence a été nommée et le moins que l’on puisse dire est qu’elle parait sinon incompétente, totalement incohérente d’abord dans l’octroi des trophées suite à des pétitions minoritaires mais cela se voit partout, mais surtout dans l’octroi des vueltas al ruedo et ce soir encore et plus que jamais le président et visiblement contre l’avis de ses assesseurs a accordé la vuelta à un toro manso, décasté, avec peut être un reliquat de noblesse découverte par la volonté d’un torero; c’est une vraie honte d’accorder une récompense à un toro alors que tout le mérite revient à son adversaire. Les discutions vont aller bon train dans toutes les penas du Puerto.

Jean Dupin

Riscle, Léo Valadez: le tabasco mexicain

Photo N. Couffignal

Riscle, samedi, corrida des fêtes, plus de demie arène.

7 toros de Camino de Santiago (le troisième bis).

David de Miranda : silence et silence.

Léo Valadez : silence et une oreille

« El Rafi » : silence et plamas.

La canicule a nui à une entrée qui, sans cela, aurait été supérieure compte-tenu des promesses du cartel risclois. Ces promesses n’auront été qu’à moitié tenues en raison des déboires liés au bétail. Les Camino très bien présentés ; armés pointus, ont fait grosse impression à leur sortie. Hélas deux d’entre-eux : le troisième et troisième bis se sont effondrés d’emblée sur la piste gersoise sans raisons évidentes. Comme il n’était pas question de second sobrero on en s’en tint là, en croisant les doigts pour la suite. Le quatrième partit aux planches rapidement mais le cinquième et le sixième redressèrent la barre : deux toros complets, nobles surtout, avec de la classe et de la transmission, le sixième le meilleur.

Photo N. Couffignal

Discret, David de Miranda  se confia peu face au toro d’ouverture noble mais incertain. Il eut du mal à l’épée. Même scénario face au quatrième qui ne rompit pas lui non plus: le torero de Huelva, triomphateur de la San Isidro en 2019, fit plus d’efforts et montra qu’il avait du métier mais sans jamais emballer les tendidos. Nouvel échec à l’acier.

Photo Ch. Lamoulie

Léo Valadez prit un gros tampon aux banderilles à son premier passage. Le toro lui coupa le terrain lors de la pose de la première paire. Il l’envoya rouler contre la talenquère. On frémit ! Craignant le pire tant le choc avait été violent. Mais le jeune mexicain revint pour occire le toro dans le terrain même de la cogida où l’animal l’attendait. Il plut à la cape par la suite dans un quite très original puis à la muleta face à ce bon cinquième qu’il conduisit avec lenteur et profondeur en naturelles parfaitement exécutées et avec cette salsa mexicaine, ce tabasco qui fait la différence et relève les plats les plus fades. Ce fut un bonheur, le vrai bon moment de la tarde.

Photo Ch. Lamoulie

Pas de chance pour El Rafi : il n’eut qu’une occasion de s’exprimer, le premier adversaire ayant dû être tué sans lidia possible. Le sixième avait ses atouts et le nimoîs montra sa facette élégante à la cape puis au départ de sa faena avec de profondes trincheras et de longs pechos. Mais ce début tourna court, l’ensemble manquant d’engagement. Le final par une épée tombée d’effet rapide, fit sortir quelques mouchoirs.

Souhaitons aux Risclois et à Stéphane Fernandez Meca qui est à leur côté de poursuivre cette difficile aventure de la corrida avec plus de réussite lors de leurs prochaines échéances. Cette édition aura permis de découvrir une des grandes promesses mexicaines qui aura fait grosse impression pour sa présentation en France.

Pierre Vidal

Parentis: Solalito en a encore dans le moteur…

Parentis-en-Born (Landes) – première novillada de la feria de Sen Berthomiu. Samedi. 3/.4 d’arène.

Novillos de Pages-Mailhan Nobles et astifinos. Mention spéciale au picador Sanguesa à la pique du 2ème novillo de Solalito

José Rojo, vuelta al ruedo et vuelta ;

Solalito, oreille et silence;

Christian Parejo, oreille et ovation.

Christian Parejo doit regretter ce matin sa mauvaise prestation aux aciers de son 2ème novillo. Un triomphe lui était promis, comme la veille, à Boujan. Mais la tauromachie c’est comme cela s’il n’y a pas de signature au bas du parchemin le contrat ne vaut rien. La bonne épée en est une (signature).

José Rojo ne sut pas résoudre les difficultés de son premier. Malgré une volonté évidente et beaucoup d’agressivité face à son lot. Il aurait dû bénéficier d’un appendice mais ouvrant le cartel, le public et la chaleur extérieure étaient pris à froid.

Solal Calmet « Solalito » sut donner de l’alegria à ses 2 taureaux avec les banderilles posées avec plus ou moins de bonheur mais toujours avec une prise de risque évidente.

Sur son 1er au nom prédestiné de « CAUDILLO » il ne pouvait que le tuer de manière élégante et lui couper une oreille. Dommage que le second novillo s’arrêta après la pique, malgré tout, il lui prodigua une faena honnête et sérieuse. Solalito est en train de monter les marches vers la maitrise de jour en jour, mais, il faudrait qu’il révèle sa vraie personnalité.

Le nimois-Sanluqueño en a encore dans le moteur.

Jésus Hernandes-Salinas

Photos Roland Costedoat

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