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Talavera, triomphe de Tomas Rufo

Plaza de toros de Valladolid. Première de la feria de San Pedro Regalado. Media entrada. Toros de María Guiomar Cortés de Moura pour rejones (1º et 4º), Garcigrande pour la lidia a pied. • DIEGO VENTURA, ovation et deux oreilles • JULIÁN LÓPEZ ‘EL JULI’, oreille et deux oreilles , JOSÉ MARÍA MANZANARES, ovation et deux oreilles

Osuna (Sevilla). Toros de Cuadri. Rafaelillo, oreille et vuelta al ruedo; Pepe Moral, ovation et ovation; Esaú Fernández, ovation et ovation

San Agustín de Guadalix (Madrid). Toros de Baltasar Ibán et Francisco Galache (1º, 5º et 6º). Chechu, ovation et silence après avis; Ángel Téllez, silence après avis et vuelta al ruedo; Marcos, oreille et ovation. 

Peut être une image de 2 personnes, personnes debout et plein air

Casas de Benítez (Cuenca). Toros de Los Chospes, troisième vuelta al ruedo. El Adoureño, oreille et palmas; Mario Sotos, palmas et oreille; Ruiz Muñoz, oreille et silence.

‘La Caprichosa’, Talavera de la Reina (Toledo). Corrida de la feria de San Isidro. 3/4 Toros de Fermín Bohórquez (1º et 4º); et Alcurrucén. 

• GUILLERMO HERMOSO DE MENDOZA, silence et oreille.

• TOMÁS RUFO, oreille, deux oreilles, deux oreilles et oreille.

Alfaro (La Rioja). Novillos de La Palmosilla. Jorge Molina: Orejille et oreille, Álvaro Alarcón: Palmas et palmas après avis, Fabio Jiménez, qui débutait avec picadors: Deux oreilles et oreille.

Villar del Olmo (Madrid). Festival homenaje a Victorino Martín Andrés. Novillos de Monteviejo. Curro Díaz: Deux oreilles, El Cid: Deux oreilles, Fernando Robleño: Deux oreilles, Morenito de Aranda: Deux oreilles, le novillero sin picadores Jarocho: Deux oreillles.

Corral de Calatrava (Ciudad Real). Festival. Novillos de Ruiz Cánovas. 2 et 3ème vuelta al ruedo. Filiberto: Oreille et deux oreilles et la queue, Carlos Aranda: Deux oreilles et la queue et deux oreilles.

Jerez, Roca Rey met les pendules à l’heure

Plaza de toros de Jerez de la Frontera, Cádiz. Troisième et dernière de la Feria del Caballo. Lleno

Toros de Torrestrella, 

Photo N.V.

• MORANTE DE LA PUEBLA, silence et oreille

• JUAN ORTEGA, silence et pitos

• ROCA REY, ovation après avis et pétition minoritaire et oreille avec forte pétition de la seconde et bronca au palco.

Mieux présentée que le veille mais légère et d’armures commodes, la corrida de Torrestrella s’est montrée sans race, juste de force, vite arrêtée et incapable de donner une quelconque aux aficionados venus nombreux pourtant. Le second: noble mais soso. Le bilan de la féria, côté toro, est calamiteux on voudrait en finir avec la corrida à Jerez (où elle est menacée par une partie de la municipalité) qu’on ne ferait pas mieux. C’est une attitude irresponsable de la part du gestionnaire des arènes.

Heureusement il y avait en piste deux grands professionnels qui, comme la veille Juli, ont le sens des responsabilités et ainsi on a pu échapper au désastre. Morante de La Puebla a fait un bel effort au second immobile d’emblée mais dont il sut tirer quelques séries inattendues qui avaient sa marque. Son esthétique. Une entière et un tour de piste très fêté, pour cet arrimon inattendu de sa part.

Juan Ortega aux abonnés absents toute la soirée et, plus grave, souvent débordé et très méchamment sifflé.

Grande tarde de Roca Rey qui a mis les pendules à l’heure en toréant de manière assez classique le potable troisième de la tarde. Le toro tardant à tomber il ne put couper une première oreille qui lui était promise. Andrés se jeta comme un mort de faim sur l’ultime à qui il imposa son toreo à hauts risques et porta ainsi sur un public enfin libéré. Estoconazo et oreille qui auraient pu être deux, mais on l’a vu à Séville, le péruvien n’a pas celle des présidents. Le palco Jerezano se fit copieusement conspuer et Andrés sortit à pied entouré des élèves des écoles taurines admiratifs. C’est le torero de la jeunesse. En ce sens il est précieux.

PV

Dax: OUVERTURE DES ABONNEMENTS JEUNES POUR LA TEMPORADA 2022

OUVERTURE DES ABONNEMENTS JEUNES
POUR LA TEMPORADA 2022
La municipalité propose des tarifs préférentiels pour les jeunes de moins de 26 ans afin de leur permettre de découvrir la corrida ou développer leur culture taurine. 100 abonnements sont ainsi mis en vente uniquement le mercredi 18 mai 2022 à 9h30.

TARIFS ET RÉSERVATION

Les ventes s’effectuent exclusivement en ligne sur https://www.daxlaferia.fr/actualite/ouverture-des-
pass-jeunes-26-ans/.

Cette offre est réservée aux jeunes nés après septembre 1997. Une pièce d’identité sera à
télécharger lors de la réservation des abonnements.
ABONNEMENT FERIA – 5 CORRIDAS
4ème catégorie tendido : 75 €
4ème catégorie tendido couvert : 50 €
ABONNEMENT TEMPORADA – 7 CORRIDAS
4ème catégorie tendido : 105 €
4ème catégorie tendido couvert : 70 €

Plus d’informations sur daxlaferia.fr

MIMIZAN

Voici le cartel de la journée taurine du 20 août 2022 à Mimizan. Cette journée commencera par une messe à 10h puis NOUVEAUTE une tienta à 11h15 avec des vaches d’Alma Serrena, un apéritif concert et repas et la corrida à 17h30. Antonio FERRERA, Adrien SALENC et Dorian CANTON seront face à des toros de PEDRAZAS DE YELTES. L’affiche a été réalisée par le très bon Jérôme Pradet qui, une nouvelle fois, nous fait profiter de ses grandes qualités de graphiste et d’artiste. 

Orthez, cartel de la novillada de Miura

Peut être une image de ‎3 personnes et ‎texte qui dit ’‎ORTHEZ Dimanche 24 Juillet 2022 AR 11h Novillada: MIURA Pour: Juan Carlos CARBALLO ۔ Calmet SOLALITO 50 ans de Corrida au Pesqué 1972 2022‎’‎‎

Juan Carlos CARBALLO
(né le 2/4/1996 à Velancia de Alcatara (Caceres) début en novillada piquée mars 2015 à OLIVENZA)

Son amour propre et son entrega hors du commun en font le choix idéal en tant que chef de lidia pour cette novillada de MIURA.
Combattant et volontaire, il saura apporter son expérience pour la réussite de cette matinée.

Solal CALMET  » SOLALITO »
(né le 17/12/2000 à Nîmes, début en novillada piquée septembre 2019 à NIMES )

Sérieux espoir de la tauromachie française, c’est un torero complet , bon banderillero qui rappelle le regretté Nimeño, il a toutes les qualités pour figurer dans les meilleurs de sa catégorie ce qu’il ne manquera pas de prouver dans les arènes du Pesqué. »

Jerez: Julian sauveur des causes perdues

Photo N. Vidal

Plaza de toros de Jerez de la Frontera (Cádiz). Vendredi. Deuxième corrida de la Feria del Caballo. Casi lleno.

Toros de Santiago Domecq, cinquième et sixième comme sobreros

• MORANTE DE LA PUEBLA, palmas et silence.

• EL JULI, silence et deux oreilles et sortie en triomphe.

• JOSÉ MARÍA MANZANARES, oreille et ovation après pétitionja y ovación tras petición.

 Le banderillero Daniel Duarte, a salué au troisième.

Présentation lamentable de la corrida de Santi Domecq pourtant très attendue. Un ensemble excessivement léger de poids, anovillado et aux défenses suspectes. Faible et sans race par la suite, excepté le troisième noble mais sans piquant et le cinquième, premier sobrero, bien bâti, avec du piquant et se laissant faire. L’ensemble inexistant à la pique.

Comme il le fait d’habitude devant un duo calamiteux, Morante abrégea, se contentant du service minimum quelques véroniques et de belles chicuelinas d’entrée. Il tua ses deux adversaires correctement.

Toreo sans profondeur de Manzanares qui abuse du pico et ne s’est jamais engagé de toute l’après-midi. Il cherche désormais à plaire plutôt qu’à toréer mais ça ne prend pas. Un estoconazo au premier toro lui valut une oreille.

Grande faena du Juli au cinquième, premier sobrero, un toro léger et modeste de trapio mais entipado. Le Domecq avait montré un certain genio au cheval et Julian était resté inédit à la cape. Dès le début de la faena pourtant il calma les velléités négatives de l’animal et bâtit un trasteo splendide très engagé, sans brusquerie ni brutalité, ni aucune concession. La faena allant de menos à màs pour finir dans des séries très templées à droite surtout. Le public circonspect dans un premier temps rugit alors de bonheur. Une entière en place et une double récompense très fêtée.

Ce type fait le bonheur de organisateurs: au sauveur de soirées désespérantes, patron des causes perdues, il faut allumer un cierge !

PV

Madrid: espoirs déçus

Plaza de toros de Las Ventas, Madrid. Corrida de la Cultura. Lleno de ‘No hay billetes’.

Toros de Jandilla y Vegahermosa (3º). 

Alejandro Talavante : Silence,  oreille, silence

Juan Ortega: Ortega : Silence, silence, silence.

Sobresaliente: Alvaro de la Calle

Voilà ! Une fois de plus  l’attente est mal récompensée, et nous voici en train de répéter l’antienne « corrida de expectacion corrida de decepcion ».

Je finis par me demander mais sans doute me répondra t on que cela n’a pas d’importance, si l’âge des toros , 5 ans et bien plus, ne joue pas en défaveur des faenas possibles.

En tout cas nous avons vu 5 Jandilla super armés et 1Vegahermosa qui ne déparait pas , bien au contraire puisque lui, avec ses cinq ans et demi, a consenti a laisser une oreille au grand Alejandro Talavante. On ne lui reprochera rien, il a vu d’emblée que Follonero était Le toro à brinder au public, les deux autres de son lot ne lui ayant offert que trop peu d’options. Au cours de sa faena le maestro nous a fait cadeau d’une maitrise technique parfaite, de changements de main magiques au moment de trincherillas superbes.

A l’épée, la corne droite touche la poitrine du matador au moment où il finit d’enfoncer le fer.

Pour ce qui concerne Juan Ortega les choses se sont mal passées, on a entendu plusieurs fois le public le siffler, peut- être parque sa technique d’artiste manquait un peu d’autorité pour dominer ses trois adversaires et son temple habituel a été troublé par des charges irrégulières.

Grandes épées à son premier et à son troisième qui ne lui valurent que l’estime presque silencieuse du public.

Peu d’émotion avec cinq toros quasi impossibles…

Alors on aura reconnu dans les gradins OrtegaCano, Adrien Salenc, une palanquée de footballeurs célèbres dans le callejon, Miguel Abellan, et on est heureux pour Talavante qu’il ait José Miguel Arroyo Joselito comme apoderado.On  n’a vraiment vibré qu’avec Follonero le 2eme de Talavante, avec Oscar Bernal impérial à la pique, Curro Javier posa deux paires sur Hispano le dernier d’Ortega qui lui valurent une belle salve d’applaudissements , demande de saluts qu’il refusa.

Attendons des jours meilleurs.

Jean François Nevière

Solalito : « il faut savoir saisir sa chance »

Solalito, le novillero qui a séduit le public de Mugron le lundi de Pâques, à choisi lui-aussi Sanlucar de Barrameda pour se préparer et vire sa passion. Agé de vingt ans il n’a pas lâché ses études d’Espagnol mais se concentre sur son avenir de torero. Il sera à Nîmes le 5 juin en matinée où il défilera avec Alvaro Burdiel et Lalo de Maria (novillos de Durand). Nous l’avons rencontré à l’entrainement, au fameux « Coso del Pino », les arènes de Sanlucar où, avec ses camarades, il passe de longues heures de toreo de salon.

-Solal, comment se passes ces journées d’entrainement ?

-Je me prépare très sérieusement. De manière intense. Au quotidien : Footing, puis toreo de salon. Beaucoup de paires de banderilles. Beaucoup d’estocades. Je m’entraine avec des banderilleros comme Diego Ramon Jimenez, Membru, des matadors de toros français comme « Rafi », Thomas Dufau, des espagnols aussi comme Adrian de Torres qui est là actuellement, et d’autres. On s’entend tous bien. Chacun mène son entraînement comme il l’entend mais il y a une super-ambiance entre nous. On ne va pas se mentir : Il fait super beau, ce sont des conditions idéales pour se préparer.

-Comment vois-tu ta temporada ? Il y aura Nîmes pour commencer puis d’autres échéances dans le sud-ouest…

-J’ai débuté la saison à Mugron et ça s’est bien passé avec un bon novillo de José Cruz. La prochaine échéance maintenant c’est Nîmes. Je ne me fixe aucun objectif pour la saison et je prends les courses comme elles viennent ; au fur et à mesure. A Nîmes il faut qu’il se passe quelque chose et je vais tout faire pour ça. J’y vais avec le couteau entre les dents.

-Est-ce que tu as une préférence pour un type d’élevages ? Es-tu prêt à accepter toutes sortes de courses ?

-Je pense que la diversité fait partie des qualités d’un matador ou d’un novillero. Je ne suis pas en position pour refuser des courses. Relever des défis de toutes façons c’est motivant. Il y en a qui sont prévus pour moi cette année. Je les ai acceptés. C’est très motivant pour la saison.

-On a évoqué Mugron : tu as plu au public, il y a eu des commentaires flatteurs mais tu n’as pas coupé les oreilles… Etais-tu déçu ?

-Très déçu. On le sait le titre exact de novillero c’est matador de novillos. L’épée n’a pas fonctionné ce jour-là. Je me dis que ce sont des choses qui arrivent. Evidemment j’étais très frustré car je suis passé à côté d’un succès que je méritais car j’étais allé le chercher. Il y a eu cet échec dans les dernières secondes qui l’a empêché. Donc je travaille beaucoup pour que ça ne se reproduise pas ou du moins le moins possible.

-Tu fonctionnes de manière autonome. Tu es peu aidé dans ta carrière. Tu envisages un autre avenir ?

-J’ai la chance d’avoir Hervé Galtier avec moi. C’est mon apoderado. Je suis donc accompagné. Je ne sais pas de quoi l’avenir est fait. Cela fait rêver de rentrer dans une grande maison ou un apoderado puissant. On rêve tous de se faire apodérer par Roberto Dominguez, la casa Matilla ou la casa Lozano. Mais chaque chose en son temps : je me concentre sur mes prochaines courses et la première celle de Nîmes. J’ai la chance aussi de profiter des conseils de Lusito qui habite ici et qui travaille avec Thomas Dufau.

-Il y a beaucoup de concurrence : moins de courses  et plus de novilleros en France comme en Espagne. Comment vois-tu ça ?

-Il est clair qu’en France comme en Espagne le nombre de corridas et de novilladas a diminué. Je crois que l’on est dans un milieu où personne ne prend la place de personne. On est attendu par personne, en revanche, il y a de la place pour tout le monde à condition que cela marche, que l’on fonctionne devant les toros. Il faut à la base un grand courage et beaucoup d’ambition. C’est la base ; avec ça, ensuite, on fera des rencontres qui marcheront ou pas. Il faut prendre le train quand il passe. Il faut donc être patient. Certains attendent 15 ans après leur alternative. Le train passe pour tout le monde. Il faut savoir saisir sa chance.

Itw. Pierre Vidal

Photos J. Hernandez

Bilbao, ré-inauguration

Jerez, Diego Ventura « cumbre »

Plaza de toros de Jerez de la Frontera (Cádiz). Jeudi. Première corrida de la Feria del Caballo. près de trois quart d’entrée. Toros de Fermín Bohórquez, 

• RUI FERNANDES, silence et oreille.

• SERGIO GALÁN, oreille et ovation.

• DIEGO VENTURA, deux oreilles et deux oreilles

Excellente corrida de Firmin Bohorquez très sérieuse de présentation avec un jeu parfait pour ce type de spectacle: mobile, noble, solide. Le quatrième plus lourd a manqué de mobilité.

Grande démonstration de Diego Ventura au sommet de son art. Il a toréé le premier dans un registre classique, avec un début très campero à la garroche, suerte splendide mais peu vue. Par la suite il sut déplacer le toro avec temple et science pour clouer à l’étrier ses banderilles sans cegrcher d’effets faciles. Un rejon trasero, un descabello parfaitement amené à la muleta où il excelle. Moins de rigueur mais plus d’enthousiasme dans sa seconde faena qui, malgré quelques scories (banderilles hasardeuses), emballa les tendidos par son alegria et sa virtuosité. Un rejon en place et un descabello foudroyant. Comme l’a chanté le cantaor dans sa saeta jaillie des tendidos: « no hay mejor que Diego Ventura ». Il est indispensable à toute grande féria et son éviction de Séville n’a pas de sens. A noter la prestation de « Genroso » de salifda au premier, de « Velasquez » aux banderilles puis de « Guadania » au troisième tiers; parmi une cavalerie au top dans son ensemble. Grande tarde du torero de La Puebla (l’autre !!!)

Clacissisme et sobriété de Sergio Galan. Rui Fernandes un ton en dessous.

PV

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